Le journal de Bridget Jones d’Helen Fielding

Edition J’ai Lu

Nbre de pages : 343

Résumé : Bientôt trente ans pour Bridget qui consigne tous ses déboires dans un journal. Poids, alcool, cigarettes et son attirance pour son patron : Daniel. Son pire cauchemar : finir vieille fille, elle se met en quête du prince charmant dans un quotidien très mouvementé.

Avis : 

 Pour être honnête, l’expression « Je ne sais pas » a été la plus récurrente dans mon esprit durant la lecture du roman. Le personnage de Bridget m’a énervé. Une partie de cet énervement revient au personnage même et l’autre partie à l’entourage qui pour moi pousse l’héroine à être comme elle est.

Tout d’abord le personnage de Bridget, que je trouve parfois idiote comme lorsqu’elle croit ou fait croire au lecteur qu’elle est enceinte. Et lorsqu’elle fait le test, elle ne regarde même pas la notice. Voilà pour l’exemple de petites idioties dans le roman qui ne m’ont pas plus même si on doit le prendre avec humour (sûrement?).

Mais d’un autre côté je comprend ce personnage, une femme qui a un cruel manque de confiance en soi et cela se ressent tout au long du roman. Manque de confiance sur le poids et sa vie sentimentale. On ressent profondément la pression de la société sur la femme pour qu’elle soit parfaite.

Il faut qu’elle soit mince, avoir un travail, mariée avant trente ans avec des enfants. Et j’ai trouvé un point positif, c’est ce que dénonce l’auteur, toute cette pression que l’on ressent rien qu’en lisant le début de chaque journée du journal qui commence par la pesée. On peut faire attention à sa ligne mais tous les jours, j’ai envie de dire à l’héroine : « ça devient de l’obsession ».

Cette pression vient aussi des personnages extérieurs, des « connaissances » qui prennent un plaisir à faire remarquer les soi-disant « faiblesses » de Bridget et son manque de réparties. Elle pense des choses qui mériteraient d’être dites mais s’abstient par « politesse ». Pourtant ce genre de gens qui pensent être supérieurs méritent qu’on les remet à leur place de temps en temps.

Côté cœur : Je n’ai pas cru un instant à son « histoire d’amour » avec Daniel. Quand à Marc Darcy, il est beaucoup trop abscent du roman pour pouvoir s’attacher à lui. Je finirai par la mère de Bridget, un personnage insupportable, qui m’a rendu complètement folle et c’est la seule raison pour laquelle je comprend la manière de fonctionner de Bridget.

Ayant vu le film très longtemps avant de lire le livre, j’avoue avoir plus apprécié ce premier. Dans le film le personnage de Bridget est certes extravagant mais pas idiote comme dans le roman. Je vais m’arrêter là pour cette série.

Extrait : 

Et là, j’ai entendu du bruit sur le toit.

-Il fait peut être un peu trop chaud, ai-je dit sans quitter Daniel des yeux. Je vais monter un moment sur la terrasse.

-Bridget ! Pour l’amour du ciel ! Vas-tu enfin rester tranquille deux minutes ?

Il s’est levé précipitamment pour me barrer le passage, mais j’ai grimpé les marchess quatre à quatre. Et là, languissament allongée sur un transat, il y avait une blonde aux jamabes interminables, nue comme un ver.

Je me suis figée sur place. Dans ma robe imprimée, je me faisais l’effet d’une pâtisserie dégoulinante. La blonde s’est redressée, a relevé ses lunettes et m’a regardée, un oeil fermé. Daniel me suivait dans l’escalier.

-Mais chou, a t-elle dit avec un accent américain tout en le regardant par dessus ma tête, tu m’avais dit qu’elle était mince

Note : ♥♥♥♥

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