Ce qu’il reste d’Alice de T.R Richmond

Edition Le Livre de Poche

Nbre de pages : 504

Résumé :  Après la mort d’Alice, jeune femme de vingt-cinq ans retrouvée noyée, un de ses anciens professeurs de faculté décide de rassembler le plus d’informations sur son sujet. Des anonymes, les proches, tous sont touchés par cette tragédie et n’hésitent pas à donner leurs versions de ce qu’a été la vie d’Alice ou de ce qui s’est passé la nuit du drame. Mais qui détient la vérité ?

Avis : 

Le début du roman présente Alice qui parle d’elle-même. Puis la nouvelle de sa mort sur les réseaux sociaux qui montrent que les informations circulent très vite et que tout et n’importe quoi peut être écrit par des anonymes.

Un des personnages centraux : le professeur Jeremy Cook va être présenté grâce à son échange épistolaire avec un autre ami universitaire. Ce que j’ai adoré dans ce roman, ce sont les différents styles d’écriture utilisés : lettres, twitter, blog, SMS…

Chacun de ces canaux d’informations nous apprend plus sur Alice et sur ses proches qui sont nombreux dans le roman, la meilleure amie d’Alice, Luke son petit-ami et Ben, une relation compliquée.

Ce que je trouve très bien de la part de l’auteur, c’est la présence d’Alice dans le roman malgré sa mort grâce notamment aux extraits de son journal intime. Pour revenir à Jeremy Cook, il va prendre de l’importance car il veut recréer en quelque sorte la mémoire d’Alice.

Sa mort le touche d’autant plus que lui aussi est condamné (cancer) mais aussi par sa relation étrange qu’il entretient avec Alice et la mère de la jeune femme, Liz.

Ce qui est intéressant c’est qu’en partant d’informations sur Alice partagées par ses proches qui peuvent paraître banales, on se rend compte qu’Alice n’avait pas que des amis.

Le doute apparaît notamment chez Jeremy Cook qui en parle à la police mais en vain. Alice n’aurait-elle pas été victime d’un accident mais d’un meurtre ? Tout n’est plus aussi clair qu’au début de l’histoire.

Le roman n’est pas une enquête policière classique et on ne sait où toutes ces bribes d’informations va nous mener et pourtant je vous assure elles mènent bien quelque part ou plutôt à quelqu’un. On se pose beaucoup de question en lisant même si on a aucune idée de la fin.

Le livre introduit des réflexions sur la mort bien sûr, mais aussi sur l’amour : peut-on pardonner ? La fidélité, la capacité de l’homme à changer et surtout à s’imaginer dans dix ans. Ne pas avoir peur de vivre et ne pas forcément vouloir « passer à la suite ». Comprendre qu’on a pas de contrôle sur qu’est notre vie mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire de son mieux.

Ce thriller est pour moi, un véritable coup de cœur. Un livre dont j’avais du mal détourner mes yeux, un roman qui me fait penser « écrire c’est aussi ça ». Une histoire qui m’a touchée tout simplement.

Extrait : 

Moi. Cette Alice. Alice Salmon. Cependant pour le moment, je serai la fille légèrement trop grande qui a vieilli dans mon corps, qui a appris à vivre avec, qui pétille de joie quand elle est avec ses amie, qui continue d’adorer la collection complète de Dawson, même si de temps en temps, quand elle entend les sages déclarations de ces ados, il lui arrive de murmurer : »Mais oui, c’est ça »

Parce que la vie n’est pas que fêtes et couchers de soleil. Elle  est compliquée et ne connaît pas toujours de fin heureuse. Tout le monde n’est pas à nos côtés chaque jour, tout le monde n’est pas dans l’équipe Alice. 

Mais c’est comme dans Le monde de Nemo (je suis aussi nulle que mon petit copain Luke pour citer les films) quand le poisson dit qu’il faut nager droit devant soi même quand on est déprimé. C’est ce que je vais faire : nager droit devant moi. 

Oui, aie du courage, parce que dans dix ans, tu auras la sensations d’être à la place qui te revient. Tu auras même cessé de vouloir que le temps passe plus vite, et tu as toujours été comme ça, n’est-ce pas, à toujours vouloir passer à la suite.

Au final, la seule chose que tu puisses faire, c’est t’en accommoder, de cette chose qu’on appelle « la vie ». Personne ne s’en sort totalement indemne, mais ce sont nos cicatrices qui nous sommes, où nous sommes allés, comment nous avons lutté, comment nous avons gagné.

Au jeu de l’oie, tantôt on tombe dans le puits, tantôt on rejoue son coup.N’oublie pas, c’est comme au Scrabble : il faut utiliser ses bonne lettres dès qu’on les a piochées. Et quant à ces quatre mots manquants, ce qu’ils auraient été, ce qu’ils sont, c’est facile : Je suis Alice Salmon.

Note : ♥♥♥♥

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