Les Assassins de R.J.Ellory

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Edition Le Livre de Poche

Nbre de pages : 672

Résumé : De nombreux crimes sont perpétrés à New York depuis quelques semaines et met en émoi la police dont Ray Irving. Il fait par ailleurs la rencontre de John Costello, enquêteur pour un journal qui fait des rapprochements avec des meurtres commis des années plus tôt. Y-a-t-il vraiment un lien ? Qui est cet individu qui commémore les meurtres de célèbres tueurs en série ?

Avis : 

Le début du roman m’a beaucoup impressionné. Le récit à deux écritures débute dans les années 80 avec John qui rencontre sa première petite amie. Celle-ci va peu de temps après mourir sous les coups d’un tueur. Ce que j’ai beaucoup aimé c’est le fait de savoir ce qui s’est passé et de vouloir quand même savoir les détails, comment ça s’est passé. Un côté un peu voyeur du lecteur.

Le tueur se nommant lui-même « Le Marteau de Dieu »sera arrêté quelques temps plus tard et son récit face aux policiers fait froid dans le dos. John sera le seul rescapé d’une série de victimes. J’ai d’ailleurs apprécié la façon dont l’auteur fait « disparaître » celui-ci pour faire un bond dans le temps, en 2006 plus exactement.

Nous faisons la rencontre de l’inspecteur Ray Irving qui enquête sur une série de meurtres qui devient de plus en plus inquiétante. Le policier veut rencontrer John maintenant enquêteur pour un journal, qui peut l’aider à le mettre sur la piste du tueur. Un prédateur qui copie d’anciens tueurs en série .

Entre la presse qui veut des scoops sur ces étranges liens et le patron d’Irving qui ne veut pas monopoliser toute une équipe de policiers pour ces affaires, Irving se retrouve seul et l’enquête s’avère difficile. J’ai beaucoup aimé le rôle de John qui va s’avérer primordial dans l’enquête en lançant Ray sur des pistes, solides ? À vous de le découvrir. 

Le lecteur est aussi perdu que l’enquêteur sur le personnage de John. En effet , celui-ci est très particulier, surement à cause de l’agression dont il a été victime plus jeune. Doté à présent d’une mémoire fascinante, notamment sur les tueurs en série, sur le plan social, il a beaucoup de difficultés à créer des liens.

Peut-il être le meurtrier ? J’avoue ne pas l’avoir beaucoup  soupçonné , peut-être parce qu’il est trop bizarre justement. Le seul regret que j’ai dans ce roman sans vouloir tout dévoiler c’est le manque de scènes avec John, qui aurait peut-être apporté quelque chose en plus à l’intrigue.

Parlons maintenant du personnage de Ray Irving. Celui-ci m’a paru par contre trop lisse, trop traditionnel : un enquêteur seul, sans attaches, qui se consacre entièrement à l’affaire en cours. Irving a d’ailleurs bien conscience de l’état de sa vie lorsqu’il apprend dans les archives que le policier chargé de l’affaire du « Marteau de Dieu » est mort seul. « Combien de personnes étaient à son enterrement, à part ses collègues ? »

Un personnage « déjà vu »pour moi.En ce qui concerne l’enquête « l’horreur » n’est pas présente dans le sens où même s’il y a beaucoup de victimes, elles ne sont que nommées et ne nous connaissons rien d’elles à part pour « la famille de 6 » (vous comprendrez en lisant le roman). L’auteur prend le temps de présenter la famille et ses dernières heures avant qu’elle ne soit décimée par le tueur en série.

Et là, on est vraiment dans l’horreur car on imagine bien cette famille partie se coucher et qui ne se doute pas de ce qui va arriver. L’auteur décrit le crime et j’avoue que mon imagination à fonctionné parfaitement. Le fond de l’histoire pose aussi la question « Pourquoi ? » Pourquoi ces meurtres, pourquoi ces personnes précises ? Pourquoi John fut le seul à s’en sortir des années auparavant ?

Malheureusement ni les personnages, ni le lecteur n’auront les réponses à ces questions. J’ai vraiment été plongée dans l’histoire de R.J. Ellory et j’ai eu du mal à lâcher le roman car le suspens est présent jusqu’aux dernières pages. Mon premier Ellory et sûrement pas le dernier. Un excellent polar que je vous conseille vivement.

Extrait : 

-Il vous a trouvé un surnom.

Irving haussa les sourcils. Un surnom ?

-Oui, je vous assure. Il assemble des mots et invente des noms qui décrivent les gens. Il en a un pour moi, un pour tous les employés du journal, et maintenant il en a un pour vous.

-Allez-y.

-Inspecteur Côté-Obscur. 

-« Inspecteur « Côté-Obscur » ? Qu’est-ce que c’est que cette connerie ?

-John a une théorie. Il pense que les gens n’ont pas qu’un seul caractère, une seule personnalité. D’après lui, ils ont plusieurs facettes et, selon leur environnement et des données comme leur éducation, leur enfance, leurs liens familiaux-bref, tout le bazar habituel-, certaines facette prennent le pas sur d’autres. 

-Ce qu’on appelle les dynamiques situationnelles.

 

Note : ♥♥♥♥

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