Parmi les Loups et les Bandits de Atticus Lish

Edition Buchet/Chastel

Nbre de pages : 560

Résumé : L’auteur peint une face de l’Amérique qui est loin d’être le rêve américain à travers deux personnages : Zou Lei, qui marque le visage de la clandestinité . Il y a aussi Skinner, un ancien soldat rescapé d’Irak abandonné par ses supérieurs qui ne prennent pas en compte les traumatismes de la guerre. Ensemble ils vont essayer d’améliorer leur quotidien difficile.

Avis : 

L’écriture saccadée de l’auteur m’a beaucoup déstabilisée au départ. Mais plus que l’écriture c’est le manque d’émotions qui m’a le plus dérangé. J’attends d’un livre qu’il provoque en moi quelque chose, hors le mode d’écriture bien qu’original ne traduit aucune émotion pour moi. Toujours sur le style d’écriture, il m’a fait pensé au scénario d’un film. Pour indiquer tout ce que l’on doit savoir sans ornement, net et précis.

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Mais j’avoue que l’écriture se prête bien à la description des combats en Irak. De la réalité du terrain, de la dureté de la vie des soldats. L’auteur n’est pas tendre dans ses mots et même si je préfère les romans pour m’évader, je dois avouer que la façon de raconter la guerre en Irak est Juste.

J’ai été étonnée du changement de rythme d’écriture avec la rencontre de Zou Lei et Skinner. Tout va très vite entre les deux personnages, une rencontre qui peut surprendre. J’ai vraiment essayé mais au bout de 200 pages j’ai abandonné. Je lisais un livre littéralement, des enchaînements de mots de phrases qui ne me touchaient absolument pas. Certains aimeront ce style mais cela n’a pas été mon cas.

Extrait : 

Ils lui fournirent une blouse avec un écusson ainsi qu’une visière, l’odeur des particules de graisse incrustée dans le tissu. Tout le monde lui dit faut être rapide parce que patron il surveille. Elles ne parlaient pas les mêmes dialectes, alors elles utilisaient l’anglais. Le premier jour, ses vieilles baskets glissèrent sur de l’huile. Elle fit tomber une commande, les nouilles giclèrent comme des vers, et cette nuit-là elle se tourna côté mur, la mâchoire contractée, clignant des yeux.

Note : ♥♥♥

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