Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

Edition 10/18

Nbre de pages : 504

Résumé : June ne pourra plus jamais venir dans cet appartement de New York. Elle ne pourra jamais voir son oncle Finn, écouter de la musique avec lui. Il lui reste que le dernier tableau qu’il a peint pour elle et sa sœur Greta. Croyant qu’elle ne pourrait plus revivre auprès de Finn, elle trouvera en Toby le courage d’admettre ses sentiments et de dire une dernière fois adieu à ce qu’elle a aimé.

Avis : 

L’écriture de l’auteure m’a tout de suite beaucoup touchée. À travers June, l’héroïne, Carol Rifka Brunt aborde le thème du SIDA qui, dans les années 80 était tabou et soumis à des préjugés (on attrape le SIDA par un baiser). June est très attachée à son oncle Finn avec qui elle partage un lien très fort.

J’ai aimé le côté enfantin et insouciant de June, peut être amplifié par la façon dont la traite sa mère et sa sœur. Mais en même temps la jeune fille va montrer durant le roman une réflexion plus adulte parfois même plus que les adultes eux-même. Sa sœur Greta, Finn et June forment un trio spécial, lié par la jalousie de Greta.

Le caractère de celle-ci est vraiment très difficile à comprendre, voulant à la fois être en retrait et être présente auprès de Finn et sa sœur. À la mort de Finn, June crée secrètement une relation avec Toby, l’ami « particulier » de son oncle. La jeune fille s’affranchit de ses parents, qui n’approuveraient pas le simple fait qu’elle lui adresse la parole.

En effet, au delà du SIDA, c’est la façon dont il est transmit qui provoque la colère de la mère de June, tenant Toby pour responsable de la mort de son frère. Pour elle, Toby a piégé Finn et devrait aller en prison. Transmettre volontairement le SIDA est un crime mais Toby l’a t-il vraiment fait ? C’est la question que se pose June. Celle-ci est vraiment curieuse de découvrir Toby et à travers lui de ressentir à nouveau la présence de son oncle qu’elle aimait tant.

En n’écoutant pas sa mère et en voulant se faire sa propre opinion j’ai trouvé le personnage de June très mature pour son âge (elle a 14 ans).  C’est assez rare mais j’avoue que durant ma lectures j’ai eu les larmes aux yeux. Le roman renferme tellement d’émotions. L’amour est le plus important. L’amour que portait June à son oncle Finn, celui que portait la mère de June pour son frère et l’amour de Toby pour Finn.

Mais l’amour qui conduit le plus toute l’histoire est celui des deux sœurs : Greta et June. Car si Greta s’avère méchante envers sa sœurs, il y a en fait une manifestation de l’amour qu’on ne traduit pas toujours de la bonne façon : la jalousie.  Car après la mort de Finn, Greta pensait « récupérer » sa petite sœur. Mais c’était sans compter l’arrivée de Toby, le compagnon de Finn.

Celui-ci prend de la place dans la vie de June au grand désespoir de Greta. Celle-ci s’avéra aussi capable de beaucoup d’amour en particulier pour sa sœur Je n’ai pas de mots pour décrire toutes les émotions qu’on provoqué en moi ce roman. C’est une petite merveille qui m’a touchée en plein cœur. C’est un livre juste où je n’ai relevé aucun point négatif. Un des ces ouvrages dont il serait dommage de passer à côté. 

Extrait : 

Et, à cet instant précis, j’ai senti mon coeur s’attendrir pour Toby, car je savais exactement ce qu’il voulait dire. Je savais à quel point n’importe quoi au monde avait le pouvoir de te rappeler Finn. Un train, New York, des plantes, des livres, des cookies moelleux, ou un type à Central Park en train de jouer une polka à l’harmonica et au violon en même temps.

Même des choses que tu n’avais jamais vues avec Finn te faisaient penser à lui car tu aurais voulu pouvoir les lui montrer. « Regarde ça ! » aurais-tu voulu lui dire, parce que tu savais qu’il trouverait une façon de penser que c’était merveilleux. De donner l’impression que tu étais la personne la plus observatrice du monde pour l’avoir remarquée.

Je me suis assise par terre à côté de Toby, nos bras se touchant presque. Nous sommes restés là pendant ce qui m’a semblé être une éternité, sans dire un mot, jusqu’à ce que Toby finisse par briser le silence :

-Tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit tu peux m’appeler, hein ? N’importe quand.

J’ai hoché la tête.

-Tu dis toujours ça.

-Mais je veux que tu saches que je le pense.

 

Note : ♥♥♥♥

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