Mazie, Sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg

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Edition Les Escales

Nbre de pages : 389

Résumé : Mazie tient la billetterie du Venice dans le quartier populaire de Manhattan. Figure emblématique, elle va faire de nombreuse rencontres et aider les âmes les plus touchées par la Grande Dépression.

Avis :

J’ai tout de suite aimé le style d’écriture du roman. Il alterne entre les confidences de Mazie dans son journal intime et celles des personnages l’ayant côtoyé de près ou de loin. Les ressentis de Mazie et les autres se recoupent parfois ou diffèrent car chacun a ses secrets, un bout de l’histoire que l’autre ignore.

Dans tous les cas j’ai adoré le fait que chaque personnage s’adresse au lecteur. On nous raconte New York dans les années 20. Nous découvrons Mazie, jeune femme libre avec un fort caractère. C’est ainsi que je la voyais au début mais au fil des années, pour moi,  Mazie perd de sa liberté et se retrouve enfermée, comme elle l’est dans sa « cage » au cinéma.

L’héroïne rencontre plusieurs personnes c’est vrai dont Soeur Ti qu’elle aime beaucoup mais on ne peut pas dire que sa vie soit très joyeuse. Elle ne croit pas en l’amour, elle perd le bébé conçu avec le capitaine, l’une de ses histoires les plus sérieuses. Je me sentais durant ma lecture à la fois très proche de Mazie grâce à l’emploi du journal intime par l’auteur mais je me suis dit très vite qu’en aucun cas je ne voudrais être à la place de l’héroïne.

Chaque vision du roman est différente d’un lecteur à l’autre. Pour moi ce roman  parle du bonheur auquel Mazie passe sans cesse à côté sans jamais le frôler. Même chose pour ses sœurs, Rosie la sœur aînée veut un enfant et ne peut pas en avoir alors que Mazie tombe accidentellement enceinte et ne veut pas du bébé. Jeanie, la plus jeune, a un homme qui l’aime et veut l’épouser mais elle préfère partir, au grand désespoir de Mazie qui le reconnaît.

Mon avis est partagé car je reconnais que c’est un très bon roman mais d’une tristesse qui m’a un peu chamboulée. Je pense aussi que j’ai eu du mal à imaginer le New York des années 20 dans lequel à vécu Mazie, ce qui n’a pas du aider à me plonger dans le roman.

Jami Attenberg a signé un roman magnifiquement triste.

Je remercie Babelio et les éditions Les Escales pour m’avoir permis de découvrir ce roman et par la même occasion Jami Attenberg.

 

Extrait :

La plupart de ces gars-là ont connu une enfance pleine de bruit et de fureur. C’était mal parti pour eux dès le départ.Il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas être ému à l’écoute de leur histoire : des parents qui les délaissaient ou les battaient comme plâtre; l’alcool comme unique  bouée  de sauvetage. Comment leur refuser quelques dollars après ça ?

Avant de les rencontrer, j’ignorais à quel point j’avais de la chance d’avoir une famille aussi aimante que la mienne. Mes proches m’ont peut-être un peu trop couvée, mais ils ne m’ont jamais laissée tomber.

 

Note : ♥♥♥

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3 réflexions sur “Mazie, Sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg

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