On regrettera plus tard d’Agnès Ledig

Edition Albin Michel

Nbre de page : 313

Résumé : Valentine est une institutrice à la vie bien remplie mais c’est une femme solitaire. Une nuit sa vie va changer lorsqu’elle accepte d’aider un père et sa fille. Celle-ci est tombée malade et trouve refuge chez Valentine.

Avis : 

C’est la première fois que je découvre la plume d’Agnès Ledig et pour être franche je n’ai pas aimé. Peut-être n’était-ce pas le bon roman pour découvrir l’auteur mais cela on ne peut pas le savoir à l’avance. Les chapitres du roman sont courts et alternent trois points de vue : celui de Valentine, Eric et Suzanne retenue prisonnière pendant la Seconde Guerre Mondiale.

D’ailleurs ces passages arrivent brutalement dans le roman sans que le lecteur puisse faire le lien avec l’histoire d’Eric et Valentine qui se passe en 2010. Le lecteur ne le sait qu’à la fin. Je n’ai eu aucune empathie pour les personnages. Tout d’abord Éric qui est sans cesse dans la fuite. Il y a notamment un passage qui m’a semblé maladroit au niveau de l’écriture.

Lorsqu’Éric évoque la mort de sa femme, il dit que sa petite fille alors bébé n’arrêtait pas de pleurer sauf dans la roulotte. Ce qu’il l’a poussé a prendre la route. Bien sûr le lecteur sait que ce n’est pas la raison profonde mais si tous les parents faisaient la même chose… Le personnage que j’ai encore moins aimé est Valentine, qui a des circonstances atténuantes mais encore une fois nous ne le savons qu’à la fin du roman.

Valentine ne connaît le père d’Anna-Nina que depuis une semaine et elle se permet de changer le mode de vie du père et de la fille sans laisser le choix à Éric. De plus elle couche avec lui, se servant de lui comme un objet de passage, elle le dit elle-même pour son plaisir personnel. La nuit ils ont une relation et le jour plus rien. Je n’ai pas aimé ce genre de relation.

Agnès Ledig a eu au moins le mérite d’écrire une fin assez neutre et qui ne tombe pas dans le romantisme car en fait il n’y en a pas dans le roman, ce qu’on pourrait le croire en regardant la couverture.  Mon seul plaisir a été les passages se passant durant la Seconde Guerre Mondiale, pour le reste je n’ai pas été convaincue.

 

Extrait : 

« Regarde-la bien, c’est peut-être la dernière fois que tu la vois », lança le sale type qui se tenait entre eux deux. Elle le reconnut. C’est lui qui se chargeait d’enfoncer fermement sa tête sous l’eau. Il la regarda et ajouta à l’adresse de Léon qu’il devait tenir à cette femme pour s’être rendu de son plein gré afin d’obtenir sa libération.

Suzanne regrettait qu’il l’ait fait. Même si elle savait qu’ils allaient la relâcher. Même si elle savait qu’il la sauvait en la sacrifiant. Il était tellement utile à la lutte. C’était à elle de partir. Et elle allait rester, en espérant qu’elle n’aurait jamais à supporter l’idée qu’il soit mort de l’avoir sauvée.

Suzanne avait envie que Léon la prenne dans ses bras. Cette envie était si forte qu’elle avait l’impression que son corps se déplaçait seul, comme un aimant attiré par un autre aimant. Mais la situation resta figée. Juste leurs yeux pour se toucher. Et puis, ils l’emmenèrent. Il eut à peine le temps de lui souffler qu’il l’aimait avant de recevoir un coup derrière la tête.

Le reverrai-je un jour ?

 

Note : ♥♥♥♥

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