Les Larmes Rouges : Réminiscences de Georgia Caldera

 

Edition : J’ai Lu

Nbre de pages : 768

 

Résumé :  Cornélia, jeune femme de 19 ans, est prête à mettre fin à ses jours. Sauvée par un homme, elle et son père décident de prendre du repos à Rougemont. Mais le repose de Cornélia va être de courte durée car des cauchemars et une voix ne cessent de troubler la jeune femme. Cornélia va alors découvrir au château de Rougemont des réponses à ses questions et surtout un monde totalement inconnu jusqu’alors.

Avis : 

Le premier chapitre présente une héroine complètement déboussolée qui s’apprête à commettre l’irréparable. Ce premier chapitre est très sombre. Cornélia est une jeune femme de 19 ans, frappée deux fois par la mort. La narration la fait paraître plus jeune selon moi, peut-être parce qu’elle ressemble à une enfant en quête d’amour.

Son père, qui l’a toujours délaissée, ne s’occupe d’elle qu’après sa tentative de suicide. Ils prennent des vacances à Rougemont. Les scènes de cauchemars de Cornélia sont vraiment bien écrites, au point que je pouvais imaginer ce que la jeune femme pouvait vivre, toute sa peur. L’auteur fait tout pour susciter la curiosité du lecteur comme par exemple la voix qui parle à l’héroine ou les inscriptions dans le dos de celle-ci.

Cornélia se sent coincée et on la comprend. Comment parler de tous ces phénomènes étranges sans qu’on la prenne pour une folle. La jeune femme ne voit que Henri, le propriétaire du château à Rogemont, à qui elle peut se confier. Henri n’est pas vraiment un personnage sympathique (au début en tout cas) et il est très mystérieux.

J’ai beaucoup aimé l’alternance des rêves de Cornélia et sa vie réelle. Elle apprend à connaître Henri qui lui révèle sa vraie nature : c’est un vampire. Celui-ci va finir par lui révéler la vérité sur ce que raconte ses rêves et l’existence d’un autre vampire, le plus puissant, qui veut posséder Cornélia. Il se nomme Avoriel.

Henri était chargé de veiller sur elle et continue de le faire, mais y-a t-il un lien plus fort qui unie le vampire et la jeune femme ? J’aime l’écriture particulière de l’auteur qui nous fit rentrer dans ce sombre univers. J’aime aussi comment l’auteur garde le mystère sur la relation entre Cornélia et Henri.

Le triangle amoureux : Maxime (présent seulement dans les rêves de Cornélia) -Cornélia-Henri est très intéressant. Il y a un mélange du passé et du présent. Et même si Maxime n’est plus là il influence malgré lui la relation entre Cornélia et Henri. D’ailleurs j’adore cette relation à la fois tendre et compliquée.

Avoriel est de plus en plus présent et persécute Cornélia. Henri veut essayer de l’arrêter et pour cela emmène Cornélia avec lui (car loin de lui, elle perd sa protection) à un bal de vampires. Il y a aussi un mélange entre la Cornélia du passé et du présent. À un moment les deux se rejoignent prenant Henri pour un véritable monstre. Mais la Cornélia du présent va finir par faire la différence, réalisant qu’Henri n’est pas si cruel qu’elle voulait le croire.

La jeune femme éprouve le désir de toujours être avec lui. De nature très curieuse, cela la pousse d’ailleurs à faire des choses risquées comme ouvrir le cercueil du vampire alors que celui-ci y repose. La fin du roman est vraiment un feu d’artifices de violence, j’ai adoré. Si vous n’aimez pas ce genre très noir alors il vaut mieux passer votre chemin. J’ai été très satisfaite par l’entente entre Henri et Cornélia qui conclut le roman.

Le couple décide de retourner dans le monde des vampires car Avoriel est toujours de la partie. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher se roman, que dire sinon que c’est un véritable coup de cœur. Il ravira tous les amateurs de Bit-Lit et c’est de loin le meilleur que j’ai pu lire en partie à cause de son écriture vraiment particulière.

Extrait : 

-Et alors ? Me cacheriez-vous encore beaucoup de choses, Henri de Maltombes, Prince des vampires ? plaisanta Cornélia. Pour tout te dire, aujourd’hui je commence à douter de la sincérité de notre amitié. C’est vrai, pourquoi venir te terrer dans ce grenier misérable ? Rougemont n’est-il pas assez grand ? Ou bien serait-ce une manière de m’éviter ? Ma présence ici deviendrait-elle pesante ?

Il baissa la tête et se mit à fixer le sol :

-Ce n’est pas ce que tu crois…

-Alors pourquoi cette cachette ? Explique-moi !

Et pourquoi  ne voulais-tu pas que je vois tes tableaux ? Je nous croyais plus proches que ça, je ne me doutais pas que tu avais tant de secrets…

-Ta présence est loin d’être pesante, bien au contraire. Tu es ce que j’ai de plus précieux…

Sur ces mots, le drap qui recouvrait la toile s’envola d’un coup, dans un grand bruit de froissement de tissu, laissant apparaître ce qu’il dissimulait. Cette oeuvre était tout à fait différente des autres, elle était sensiblement plus humaine et plus colorée.

Elle représentait le portrait d’une jeune femme au visage fascinant, au teint pâle et laiteux, aux yeux légèrement surdimensionnés, d’un vert électrique, inhabituel, et à la chevelure rousse éblouissante. 

-C’est moi ? balbutia Cornélia, stupéfaite.

-Oui.

 

Note : ♥♥♥♥

 

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