Am Stram Gram de M.J. Arlidge

Edition 10/18

Nbre de pages : 407

Résumé : Un jeune couple se fait enlever puis séquestrer. Ils se retrouvent seuls, enfermés avec pour seuls objets un téléphone et une arme. Le message est très clair : celui qui veut vivre doit tuer l’autre pour espérer s’en sortir. Helen Grace est chargée de cette enquête et doit le plus vite possible découvrir qui ce cache derrière ce vicieux stratagème.

Avis : 

Le début du roman commence très fort avec une violence qui frappe le lecteur. Une femme, un homme, une arme, celui qui veut vivre doit tuer l’autre. Une histoire si invraisemblable qu’Helen chargée de l’enquête a du mal à croire Amy, qui a tué son petit-ami pour survivre.

L’auteur ne laisse pas de répit et le tueur fait de nouvelles victimes : Peter et Ben, deux collègues de travail. Cette nouvelle disparition interpelle Helen alors que la femme de Peter croit qu’il est en sécurité quelque part.

L’auteur met bien en place le stratagème, deux personnes à chaque fois, une arme et le doute s’installe entre les deux prisonniers : qui va tuer l’autre ? Et la question se pose au lecteur : que ferions-nous à leurs places ?

Le roman alterne l’histoire des victimes prisonnières et leurs pensées avec l’enquête policière en cours. L’auteur dépeint la vie d’Helen, principale enquêtrice dans l’affaire qui voue sa vie à son travail ainsi que Mark qui est sous ses ordres. Père d’une petite fille, divorcé, il essaye de sortir du fléau de l’alcool avec l’aide d’Helen.

Alors qu’un troisième duo : une mère et sa fille est victime de ce stratagème diabolique, la police peine dans son enquête et malheureusement attend qu’il y ait de nouvelles victimes pour espérer trouver des indices, montrant l’impuissance des enquêteurs.

Le livre fait état aussi de l’après, quand les victimes qui ont pu s’en sortir doivent faire face à leurs actes, car si elles sont vivantes, elles sont aussi par conséquence meurtrières. Quand un lien est fait avec Hannah, psychothérapeute qui connaît les victimes, on peut se demander est-ce vraiment elle ?

C’est une femme très intelligente qui ne se laisse pas démonter par les interrogatoires d’Helen, tellement intelligente qu’à ce stade de ma lecture je crois vraiment que c’est elle. Le doute s’installe aussi lorsqu’Helen découvre qu’il y a une taupe dans son équipe.

Cette enquête en interne ravive la curiosité du lecteur qui pour l’instant n’en est qu’à des suppositions. Pour découvrir la vérité, Helen joue avec les nerfs de ses coéquipiers et par la même occasion avec les nerfs du lecteur, ce que j’ai particulièrement apprécié.

Alors que je pense avoir trouver la tueuse, je suis tombée dans le piège imaginé par l’auteur qui fonctionne très bien et on ne peut s’empêcher de faire défiler les pages pour connaître enfin la vérité.

Sans que le lecteur s’en rende compte l’auteur rend les personnages « attachants » (je ne parle pas d’Helen qui a une personnalité spéciale) ce qui rend la fin compliquée car il y a un choix à faire pourtant on a pas envie de décider. Le livre se termine un peu trop vite à mon goût mais elle met un terme à toute cette tension qui s’accumule au fil du roman.

Très satisfaite de ma lecture, je retrouverai avec plaisir M. J. Arlidge pour son nouveau thriller : « Il court, il court, le furet ».

Extrait : 

« Caroline ? »

Pas de réponse. Elle se remit debout et alla laborieusement la rejoindre. Qu’importe ce qui se passait , au moins elles étaient ensemble. En chemin, son pied heurta un objet dur qui vola au ras du sol.

Elle poussa un cri de douleur, puis se rendit compte qu’elle avait failli marcher sur autre chose : un portable. Elle le ramassa. Ce n’était pas le sien et il ne lui semblait pas que ce fut celui de Caroline non plus.

Elle appuya sur une touche : une lumière verte très crue illumina l’écran. Vous avez un nouveau message. Par réflexe, elle appuya sur « OK ». A côté de ce téléphone, se trouve une arme. Il y a une balle à l’intérieur. Pour Martina ou pour Caroline.

Ensemble vous devez décider qui vivra et qui mourra. Seule la mort vous permettra de vous libérer. Il n’y a pas de victoire sans sacrifice. Point barre. Martina porta aussitôt les yeux sur l’objet qu’elle avait éjecté à l’autre bout de la pièce. 

Un flingue. C’était un putain de flingue. « C’est toi qui a manigancé ça ? aboya-t-elle à Caroline. Tu trouves ça marrant comme blague ? » Mais Caroline se contenta de pleurnicher en secouant la tête : 

« Qu’est-ce que tu veux dire ? Je ne sais pas ce … » Martina lui jeta alors le téléphone. « Ça. »Caroline ramassa nerveusement le portable. Elle avait les mains qui tremblaient en lisant le message. 

Puis le téléphone lui échappa et rebondit bruyamment par terre; la tête collée contre la poitrine, elle se mit à sangloter. Martina avait la nausée : visiblement, Caroline ne savait rien.

Elle voyait sa respiration faire de la buée devant sa bouche. Le froid empirerait-il dans cette tombe ? Est-ce qu’elles crèveraient congelées avant qu’on les trouve ? Sa vie n’était pas censée se terminer comme ça.

Elle avait enduré trop de choses pour mourir dans ce trou glacial et humide. Lentement, dans l’obscurité hachurée, ses yeux vinrent se poser sur l’arme.

Note : ♥♥♥

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