Je suis là de Clélie Avit

Edition JC Lattès

Nbre de pages : 299

Résumé : Elsa est dans le coma depuis un accident de montagne. Thibault, lui ne pardonne pas à son frère d’être responsable de la mort de deux jeunes filles. En rendant visite à son frère, à l’hôpital, Thibault se trompe de chambre et rentre dans celle d’Elsa. Dans le coma, rien ne destinent ces deux personnes à tisser un lien. Pourtant Elsa entend tout  malgré le peu de chance que lui donnent les médecins de se réveiller.

Avis : 

Je suis entrée avec facilité dans ce roman grâce à la simplicité de l’écriture. Le thème me plaît beaucoup et fait vraiment réfléchir et on se pose la question : Et si nous devions prendre la décision de débrancher un proche, que ferions-nous ?

Il y a aussi le monde des médecins dont la patiente n’est plus qu’un numéro et qu’on dit « foutue », c’est dur mais malheureusement vrai. J’ai beaucoup aimé l’alternance des chapitres montrant tour à tour les points de vue d’Elsa et de Thibault.

Par contre je me suis posée la question en lisant : Une semaine et déjà amoureux ? Est-ce possible ? Surtout dans la situation d’Elsa mais je ne demande qu’à y croire. J’ai vraiment bien aimé l’histoire que l’auteur a voulu tisser au fil des pages du roman qui n’est ni trop long ni trop, juste ce qu’il faut.

J’ai apprécié le fait que ce ne soit pas un happy-end : Elsa se réveille, se marie avec Thibault et ont beaucoup d’enfants. Le roman s’arrête là où leur histoire doit commencer et je trouve ça très juste et très bien pensé de la part de l’auteur.

Extrait : 

Je pleure à n’en plus finir. Je pleure mon arrogance, ma faiblesse et mes envies. Je pleure de n’être toujours pas capable de parler à mon frère. Je pleure ma jalousie face à Gaëlle et Julien, à leur petit couple harmonieux, à leur famille parfaite.

Je rêve d’être à leur place et, au lieu de ça, j’emmène leur fille en visite à l’hôpital et baisse la tête chaque fois qu’une femme me sourit avec tendresse. J’ai soudain froid, mais je sais que ce n’est qu’un effet de mon esprit.

Ce n’est pas que j’aie froid, c’est que j’aimerais avoir deux bras autour de moi pour me réconforter. Pas ceux de ma mère, pas ceux de Julien, encore moins ceux de mon frère. Non, les seuls qui pourraient éventuellement me rassurer aujourd’hui sont les deux inertes à quelques centimètres de moi.

Et je sais pertinemment pourquoi je pense ça. J’ai besoin de ces bras pour la simple bonne raison que je ne peux pas les avoir maintenant et que, si je les veux, il va falloir que je me batte. Sûrement pour la première fois de ma vie.

Note : ♥♥♥

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