Haute Société de Vita Sackville-West

Edition Le Livre de Poche

Nbre de pages : 340

 

Résumé : Evelyn Jarrold est veuve et jouit d’une existence bourgeoise et oisive. Lorsqu’elle rencontre Miles de quinze ans de moins qu’elle, c’est le coup de foudre mais leur passion va t-elle résister à leurs divergences d’opinions ?

Avis : 

Vita Sackville-West peint avec brio la bourgeoisie des années 30 à travers des personnages comme Evelyne Jarrold et surtout la famille Jarrold menée par William Jarrold, le père du fils décédé et mari d’Evelyn.

Désormais veuve, Evelyn consacre tout son temps à son fils Dan, qui du haut de ses 17 ans présente des idées bien différentes de celle de la famille Jarrold symbolisée par son grand-père. Idées qui vont rapprocher Dan de Miles Vane-Merrick, un homme aux idées bien arrêtées sur cette bourgeoisie oisive.

Evelyn va tomber sous le charme de Miles, cependant leurs mondes et leurs caractères s’opposent et les disputes s’enchaînent. C’est peut être ce que j’ai le moins aimé dans le roman de Vita Sackville-West, c’est le nombre de pages consacrées aux ressentiments du couple qui alterne entre romance et séparation.

La fin si on peut appeler ça une fin est déstabilisante, au point où je me demandais si le texte ne continuait pas sur la page suivante. Personnellement, je n’ai pas aimé la façon dont l’auteur clôt le roman et la satire de la haute bourgeoisie qui fait le charme de l’ouvrage disparaît dans la troisième partie du livre.

Un sentiment en demi-teinte pour ce roman qui avait pourtant bien commencé.

Extrait : 

En descendant l’escalier, elle croisa Evelyn. Escortée d’un jeune homme, elle riait et paraissait extraordinairement gaie et malicieuse, pétillant de toute l’excitation et de tout le bonheur qui l’habitaient.

D’une main, elle relevait sa robe; l’autre caressait légèrement la rampe; à son poignet pendait au bout d’un ruban un grand éventail d’écaille et de plumes d’autruche. Sa petite broche de diamant étincelait sous les lumières. Elle semblait presque sculpturale, ce soir là, dans son long fourreau de satin ivoire.

Elle ne portait rien de coloré, sinon cette robe qui rendait encore plus blanche sa gorge et accentuait le réseau veiné de bleu de sa poitrine. Sa peau semblait aussi fraîche que le marbre, aussi chaude que l’ivoire.

Note : ♥♥♥♥

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