Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

 

Edition Pocket

Nbre de pages : 186

 

Résumé : L’histoire commence par la mort, la mort du mari et de la fille de Diane, qui tient un café librairie appelé « les Gens ». Diane a beaucoup de mal à faire son deuil et s’exile en Irlande mais ce pays va t-il lui apporter la paix qu’elle désire tellement ?

Avis : Très grande déception pour moi, avec « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan (que j’ai adoré), c’était LE livre à lire absolument, ma déception est si grande.

Pourtant les premières pages consacrées à la mort de Colin, le mari de Diane ainsi qu’à sa fille me donnaient un bon sentiment, une profondeur dans les mots qui portaient sur le deuil, mais j’ai vite déchanté.

Le pays où part Diane est à peine détaillé et surtout cette romance à l’eau de rose m’a laissé stupéfaite. Diane et Edward se détestent mutuellement puis du jour au lendemain s’aiment passionnément, je n’ai pas compris du tout comment l’auteur pouvait opérer un virage aussi brutal.

J’attendais l’écrivain sur le thème du deuil et son dépassement, ce qui n’a pas du tout été le cas dans le roman que j’ai lu.

Extrait : 

Un an auparavant, quand j’étais arrivée aux urgences en compagnie de Félix, on m’avait annoncé que c’était trop tard, que ma fille était morte dans l’ambulance. Les médecins m’avaient juste laissé le temps de vomir avant de m’apprendre que ce n’était plus qu’une question de minutes ou au mieux quelques heures pour Colin.

Si je voulais lui faire mes adieux, je ne devais pas perdre de temps. J’avais voulu hurler, leur crier qu’ils me mentaient, j’en avais été incapable. J’étais tombée en plein cauchemar, j’avais voulu croire que j’allais me réveiller. Mais une infirmière nous avait guidés vers le box où Colin avait été installé.

Chaque mot, chaque geste, à partir du moment où j’étais entrée dans cette pièce, était gravé dans ma mémoire. Colin était là, sur un lit, étendu,relié à un tas de machines, bruyantes, clignotantes. Son corps bougeait à peine, son visage était couvert d’ecchymoses.

J’étais restée paralysée plusieurs minutes devant ce spectacle. Félix m’avait suivie, et sa présence m’avait empêchée de m’effondrer. La tête de Colin s’était légèrement tournée dans ma direction, ses yeux avaient accroché les miens. Il avait trouvé la force d’esquisser un sourire. Sourire qui m’avait permis d’avancer vers lui. J’avais pris sa main, il avait serré la mienne.

Note : ♥♥♥

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